L' important est déjà, de faire un premier pas en avant.
Le but de ce site est d' informer le public sur l'existence de notre association, et sur son action. Il comporte également quelques informations sur le "monde" de l' alcool, ses effets, les soins... mais nous ne saurions prétendre à une donner une liste complète des connaissances sur ce domaine, tant il est vaste et mouvant. Il existe à cet effet des livres et d' autres sites internet. Nous nous tenons à votre disposition pour tout renseignement que vous désirez obtenir.
Pierre Fouquet, fondateur de l’alcoologie, a laissé une définition de l’alcoolisme encore largement utilisée : " est alcoolique celui ou celle qui a perdu la liberté de s’abstenir de l’alcool ". Cela implique que la possibilité de maîtriser sa consommation est perdue. Lorsque la dépendance s’est installée, un retour en arrière est impossible : le buveur ne peut retrouver cette maîtrise, ni une consommation sociologiquement " normale ".
C’est ainsi qu’aujourd’hui l’alcoolisme est défini comme une toxicomanie à l’alcool. C’est l’organisation de la vie du malade autour de sa consommation d’alcool qui caractérise ce processus.
Aujourd’hui, on parle plus souvent " d’alcoolo-dépendance " ou " d’addiction à l’alcool ", plutôt que de maladie alcoolique.
Cependant, le terme " malades alcooliques " est toujours utilisé : il est en effet intéressant car il insiste sur le fait que les personnes souffrant " d’un problème avec l’alcool " ne doivent pas être considérés comme des faibles, moralement coupables mais comme des malades qui peuvent être aidés par des moyens médico-sociaux adaptés.
L'ALCOOLISME CONCERNE
TOUTE LA FAMILLE:
LES EPOUSES, LES EPOUX, LES ENFANTS, LES COMPAGNONS DE VIE, LES PARENTS.
Leur manière de penser et de vivre est dominée par les comportements et réactions de la personne alcoolique. Souvent, les proches se sentent désemparés.
QUE PEUT-ON FAIRE ?
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· s'informer sur la maladie alcoolique
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· comprendre les rôles joués par chacune et chacun
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· modifier son propre comportement
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· chercher de l'aide pour soi-même hors de la famille
QU'EST-CE QUE L'ALCOOLISME
L'alcoolisme est une maladie caractérisée par la dépendance psychique et physique à l'alcool.
On ne devient pas alcoolique d'un jour à l'autre. C'est peu à peu que la personne alcoolique ne maîtrise plus les quantités bues et perd la liberté de choix face à l'alcool. Imperceptiblement, elle ressent le besoin de consommer de l'alcool pour se sentir mieux et pour combler le manque physique qui s'est installé.
Plus l'alcoolique boit, plus les problèmes augmentent, pour lui-même ou elle-même et pour son entourage. La personne alcoolique boit alors pour oublier ses difficultés et son comportement désagréable avec les proches.
Les causes de la maladie alcoolique sont multiple; elles peuvent être autant dans l'individu, au plan génétique, biologique et psychologique, que dans son environnement, au plan social et culturel.
LE DENI
Pour ne pas voir elles-mêmes qu'elles sont devenues dépendantes, les personnes alcooliques adoptent une attitude de défense déroutante pour leur entourage: le déni.
Pour la personne dépendante, le déni est une manière de justifier sa consommation d'alcool. Toutes les critiques et tous les reproches qui lui sont fait, à ses yeux, autant de raisons pour continuer de boire, car ils donnent à la personne alcoolique l'impression d'être incomprise, mal aimée et coupable.
Aussi longtemps que la personne alcoolique se trouve des excuses pour boire, elle ne pourra pas aborder son vrai problème, la dépendance.
LE CO-ALCOOLISME
Souvent, la vie des proches est accaparée par la consommation de la personne alcoolique.
Par amour pour la personne dépendante, mais aussi par peur et pour rendre leur propre vie plus supportable, ses proches la protègent, cautionnent tous ses actes ou les cachent. De ce fait, en voulant aider le malade alcoolique, son entourage renforce son comportement.
La personne alcoolique pense alors que puisque aucune remarque ne lui est faite, tout va bien. Elle peut donc continuer à boire.
Pourtant, en réagissant ainsi, les proches s'épuisent, perdent espoir. Ils en viennent à oublier de s'occuper d'eux-mêmes. Maintenant, l'alcool dirige aussi leur vie ! Ils sont pris par le cercle vicieux de la co-dépendance.
D'ABORD S'AIDER SOI-MEME !
Le processus d'aide commence par un apprentissage personnel qui permettra de se libérer du pouvoir de l'alcool sur sa propre vie. Inutile de vouloir "empêcher l'autre de boire".
C'est une étape difficile; les proches ont souvent l'impression d'abandonner la personne alcoolique lorsqu'ils ne s'occupent plus de ses problèmes. C'est pourtant la seule manière de lui donner la volonté de réagir: refuser de subir les conséquences de ses alcoolisations en lui laissant la responsabilité de ses actes.
ADOPTER DE NOUVEAUX COMPORTEMENTS
En arrêtant de protéger la personne alcoolique de ses abus, en ne contrôlant plus sa consommation d'alcool, les proches la mettent face à sa réalité, à ses responsabilités, à ses actes.
Les membres de l'entourage pourront alors prendre du temps pour eux-mêmes, pour leurs propres besoins. C'est primordial, car on ne peut aider quelqu'un que si l'on est soi-même fort et équilibré.
CHERCHER DE L'AIDE A L'EXTERIEUR DE LA FAMILLE
Il n'est pas facile de changer des habitudes profondément ancrées dans le quotidien. C'est pourquoi il faut chercher de l'aide à l'extérieur de la famille: briser le silence et l'isolement de chacune et chacun, c'est commencer à aider l'autre.
C'est en s'ouvrant sur l'extérieur, en parlant avec d'autres personnes que la famille réalisera qu'elle n'est pas seule face à ces difficultés.
Les groupes d'entraide sont alors des ressources importantes. Dans ces groupes, il y a des personnes qui ont traversé ces difficultés; cela permet une autre compréhension, une autre écoute.
Les services sociaux spécialisés quant à eux peuvent proposer une aide professionnelle, dans la discrétion du secret de fonction, et aiguiller vers d'autres lieux au besoin.
Le médecin de famille est aussi une ressource pour ces situations-là.
L'ESPOIR EXISTE
Lorsque les proches commencent à modifier leurs attitudes pour prendre de la distance avec la personne alcoolique, celle-ci se sent désécurisée; elle peut traverser une période de crise, pénible pour tout le monde.
Il faut garder espoir et courage; c'est à travers cette crise que la personne dépendante sentira qu'il faut changer quelque chose.
Pour le malade alcoolique aussi, un soutien extérieur est nécessaire. Des groupes d'entraide, des professionnels et le médecin de famille peuvent le guider dans sa décision.
Le rétablissement est long; l'entourage devra encore faire preuve de patience et de compréhension jusqu'à ce que l'alcoolique ait surmonté sa maladie.
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