L'alcoolisme est la dépendance à l'alcool (éthanol) contenu dans les boissons alcoolisées. L'OMS définit l'alcoolisme comme des troubles mentaux et troubles du comportement liés à l'utilisation d'alcool[1].
Cette pathologie chronique est caractérisée par la perte de contrôle de la consommation d'alcool, la présence d'une dépendance physique (pharmacodépendance, syndrome de sevrage) et d'une tolérance (nécessité d'augmenter les doses car le corps s'habitue). L'alcoolisme, considéré comme une dépendance, est à l'origine de dommages physiques, psychiques et sociaux. La progression dans le temps est l'une des caractéristiques majeures de cette addiction. L'usage sans dommage précède le mésusage (avec usage nocif et usage à risque) sans dépendance puis enfin la dépendance. L'alcool est une substance psychoactive à l'origine d'une dépendance mais est également une substance toxique induisant des effets néfastes sur la santé. L'addiction à l'alcool est une dépendance qui peut être physique et/ou psychique. Les deux sont souvent liés.
L'abstinence est souvent prônée afin de stopper l'évolution de la dépendance et de revenir à une vie normale.
On distingue deux grandes formes d'alcoolisme parmi différents types :
- une consommation continue de boissons peu alcoolisées ; cette forme ne s'accompagne en général pas d'un sentiment de culpabilité, la personne considère qu'elle a une consommation « normale » ;
- une consommation fréquente de boissons très alcoolisées ; cette forme s'accompagne d'un fort sentiment de culpabilité, la personne nie avoir un problème.

La seule façon d'enrayer sa progression serait une abstinence totale. Le sevrage peut être effectué lors d'une cure en hôpital (il existe des services spécialisés en alcoologie).
Si le sevrage est trop brutal, il peut survenir un delirium tremens, avec hallucinations et tremblements, pouvant conduire au décès.
De nombreuses associations peuvent aider le malade alcoolique, abstinent ou non. Ces associations sont souvent des MAB (mouvements d'anciens buveurs).